Le bio a fait ses preuves dans le domaine de l’alimentation : moins de pesticides dans l’assiette, c’est tout de même mieux pour la santé. Mais qu’en est-il de ce que nous portons ? Est-ce vraiment mieux pour nos enfants ? Pour la planète ?

Meilleur pour la santé de nos enfants

Rien de mieux que des vêtements en coton bio pour éviter à bébé, mais aussi à son grand frère ou grande sœur d’être en contact avec des produits chimiques. Car oui, les vêtements que l’on achète dans nos boutiques préférées peuvent s’avérer toxiques : outre les résidus de pesticides dans la fibre textile, ils peuvent aussi contenir des métaux lourds ou des substances chimiques utilisés dans les teintures ou les dessins. Phtalates, formaldéhyde, PFC… Autant de perturbateurs endocriniens et de cancérigènes qui peuvent contaminer les personnes qui portent ces vêtements, notamment les bébés et les enfants dont la peau est plus fragile et plus perméable aux agents polluants et allergisants.

Meilleur pour la planète

Les vêtements bio sont fabriqués avec des fibres issues de cultures biologiques. Ces cultures n’utilisent pas de pesticides ou de défoliants dangereux pour la fertilité des sols et consomment moins d’eau par rapport à la culture intensive. Le coton, par exemple, qui demande beaucoup d’eau et de pesticides, concentrerait un quart des pesticides utilisés dans le monde : c’est l’une des cultures la plus polluante au monde. Le coton bio et la laine organique sont des matières premières exempts de pesticides, d’engrais chimiques et de métaux lourds. Tout comme le chanvre qui se révèle chaud en hiver et frais en été, le soja dont le rendu est soyeux, élastique et qui sèche rapidement, et le bambou, une matière super absorbante et antibactérienne.

Meilleur pour ceux qui les fabriquent

Les personnes qui récoltent et fabriquent les vêtements non bio sont en contact direct ou indirect avec les pesticides et les engrais chimiques répandus dans les champs, ainsi que les produits chimiques utilisés dans les bains de teintures. Elles peuvent donc être contaminées par la toxicité des matières et des teintures.

Attention toutefois…

… au greenwashing : certaines marques affichent des étiquettes vertes sans réellement garantir la traçabilité des matières premières qu’elles utilisent ou les conditions de travail des salariés. Pour ne pas se tromper, on choisit des vêtements avec le label GOTS (Global Organic Textile Standard) qui garantit l’origine organique et la non-toxicité des vêtements, mais aussi leur responsabilité éthique (salaires décents, horaires convenables, bonnes conditions de travail).