Le pull de Noël, il ressemble à quoi ?

Ne pensez pas qu’il suffit d’enfiler un pull en laine avec des torsades pour respecter la tradition. Ce n’est pas aussi simple. Certes, le pull en question doit être en laine (ou y ressembler), mais il doit surtout arboré un joli motif en lien avec la saison : au choix, un renne, un sapin, un Père Noël, un flocon, un bonhomme de neige… Plus les motifs sont gros et les couleurs criardes, plus vous vous approchez du but : retrouver un esprit enfantin, un brin régressif. Et si vous ne voyez toujours pas à quoi ressemble un pull de Noël, visionnez à nouveau le film Le Journal de Bridget Jones : le personnage Marc Darcy porte un joli spécimen, un pull vert orné d’une grosse tête de renne !

La tradition familiale du pull de Noël

Le pull de Noël n’a pas toujours été voué à être moche… C’est une mode qui nous vient des pays anglo-saxons, Angleterre et États-Unis en tête. Appelés Jingle Bells Sweaters, cette tradition ne date pas d’hier, mais remonte au début du XXe siècle où les grands-mères tricotaient avec amour pendant plusieurs semaines des chandails pour toute la famille, censés égayer les fêtes de fin d’année. Une tradition familiale qui a été bousculée par la production en masse dans les années 80 de pulls qui imitaient à la perfection le « fait maison ».

La journée internationale du pull affreux de Noël

Rebaptisé le National Ugly Christmas Sweater Day, la journée internationale du pull (moche) de Noël revient tous les ans, chaque troisième vendredi de décembre. Car contrairement au Père Noël, cet événement existe vraiment et est célébré un peu partout dans le monde depuis 15 ans. Ce sont deux étudiants de Vancouver qui ont organisé, en 2002, une fête où chaque invité devait porter le pire pull jamais reçu à Noël et dont le prix du plus vilain était décerné en fin de soirée. L’idée a fait le buzz et s’est exportée au-delà des frontières canadiennes. Depuis, la tradition s’installe petit à petit en France où l’on célèbre le pull de Noël entre amis et même au bureau. Placé sous le signe du mauvais goût et de l’autodérision, le phénomène prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux, avec le hashtag #JPDN. Alors, ce vendredi, lancez-vous : mettez un peu de bonne humeur dans votre journée avant que la magie de Noël ne fasse effet.