La soie, matière naturelle

S’il est difficile de dater les utilisations originelles de la soie – chinoises, égyptiennes ou romaines ? – on sait que les premières manufactures se sont installées en France au XVIIIe siècle, en Avignon. Produite par le ver à soie, la soie est une matière naturelle qui peut prendre différents aspects selon que l’on parle de crêpe, taffetas, mousseline, bourrette, gazar, twill ou encore shantung. Tous ces tissus sont issus de la même fibre, la soie, mais sont soit mats ou brillants, soit raides ou souples, etc… La soie a longtemps été considérée comme une matière première raffinée et luxueuse, réservée à une certaine élite. Aujourd’hui démocratisée, elle est utilisée par l’industrie textile pour ses nombreuses propriétés : thermique, antibactérienne, éclat, douceur. Mais attention, seule la mention « Pure soie » vous assure qu’il n’y a pas de mélange : un vêtement portant l’étiquette 100% soie peut en réalité contenir jusqu’à 10% d’une autre fibre !

La soie, attention fragile ?

La soie, une matière très fragile ? C’est une idée reçue ! Saviez-vous qu’avant l’utilisation du Nylon, les parachutes étaient tissés en soie ? Son rapport résistance/poids en fait l’un des tissus les plus solides, indéchirable et offrant une grande résistance à l’usure. Mais tout est question de qualité : il existe différentes sortes de soie qui n’ont pas toutes la même qualité, tout dépend en réalité de l’animal qui fabrique le cocon. On ne peut pas comparer la finesse d’une lingerie en soie avec un drap tissé dans la même fibre ! En revanche, si la matière n’est pas fragile, son entretien demande toutefois plus d’attention que du polyester ou du coton.

La soie, repassage en douceur

Impossible de ne pas repasser un vêtement en soie après son lavage… Comment repasser la soie sans risquer de l’abîmer ou de la brûler ? Il faut tout d’abord que le vêtement en soie soit encore légèrement humide : il garde ainsi une certaine souplesse. On le met sur l’envers et on repasse sans vapeur. On évite d’appuyer le fer sur les coutures. Attention, si la soie supporte la chaleur, elle déteste les excès d’un fer trop chaud ! S’il excède 160 degrés, la soie brûle et se déchire comme une feuille de papier. On le règle donc sur « soie », sur sa plus faible puissance ou on utilise un défroisseur qui éliminera les plis sans risque de brûlure. L’astuce : placez un tissu sec par-dessus le vêtement pour éviter de l’abîmer, la chaleur permettra de le repasser tout aussi bien, mais sans aucun risque de brûlure.